MARCHÉS INTERNATIONAUX
À l’instar de Charon, Passeur de l’enfer dans la mythologie grecque, qui accompagnait les âmes perdues qui avaient reçu une sépulture vers l’antre du diable, la Fed a fait en sorte de nous faire passer la nouvelle que l’inflation s’est bel et bien installée. « Comment ? » me diriez-vous, et bien elle répète sans cesse qu’elle ne va pas du tout arrêter de soutenir la première économie au monde qui est enfin en train de reprendre des couleurs après l’arrêt brutal de mars 2020. De plus, elle nous tranquillise en nous disant que l’inflation n’est que passagère et qu’elle n’est pas autant vigoureuse qu’elle parait. J’ai l’impression d’entendre Bernanke en 2007 qui annonçait publiquement que les Subprimes n’étaient pas un problème systémique.

Malgré tout ce qu’on entend, n’importe quel économiste digne de ce nom sait qu’un jour ou l’autre, toutes les politiques monétaires vont devoir se resserrer et il est complétement humain de regarder et de surveiller les prochaines données macroéconomiques afin d’évaluer la vitesse à la quelle les banquiers centraux se décideront à réduire la voilure. Affaire à suivre.

Le marché New Yorkais Dow Jones a ouvert en hausse de 0.60% soutenu par l’annonce des inscriptions au chômage qui sont plus basses que prévues.

MARCHÉ SUISSE
Du côté de nos salles des marchés à Zurich, notre indice phare Swiss Market Index (SMI) a peiné à trouver une décision claire et nette en naviguant entre rouge et vert. Les hésitations sont principalement dues au fait que les exportations sont fortement retombées en avril contre une hausse le mois précédent et face aux chiffres de l’emploi qui se sont détériorés également. Pour couronner le tout, la délégation suisse a également enterré le projet de l’accord-cadre avec l’UE, poussant encore plus la bourse à hésiter sur la direction à emprunter.

Gorgoni Marco
Fribourg - Gestion de fortune
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