Les marchés ont entamé la semaine dans des tons maussades de fin d’été indien malgré une très belle fin de semaine passée sur les marchés américains. Lundi matin les futurs américains avaient déjà abandonné l’idée de rebond amorcée vendredi, ce qui s’est confirmé à l’ouverture avec un recul de Wall Street au-delà du pourcent. La prudence continue de dicter l’attitude des investisseurs soucieux du contexte inflationniste. L’enjeu reste le même, accompagner la reprise économique en évitant les chocs par une augmentation graduelle des taux pour contenir une inflation alimentée par l’aide monétaire massive injectée depuis plus d’un an dans une économie très affectée par la pandémie. La forte montée des prix du pétrole et les difficultés d’approvisionnement ont naturellement renforcé ces craintes.

Petite nouvelle sur Aryzta qui publiait ses chiffres hier, considérés en ligne avec les attentes, concrétisant une bonne évolution de sa profonde restructuration entamée il y a deux ans. Malgré ce constat plutôt encourageant, l’impact des restrictions sanitaires sur les recettes du groupe a sanctionné le titre en recul de 10 % illustrant une certaine impatience des investisseurs.

Côté Covid, la société américaine Merck a annoncé le développement d’une pilule, comparable au Tamiflu pour la grippe conventionnelle, capable de réduire sensiblement le risque d’hospitalisation et de décès. La perspective d’un premier traitement du virus se profile donc ce qui permet au titre Merck d’évoluer à contre-courant du marché avec un bond de 16 % depuis la fin de la semaine passée. La concurrence est décidément féroce sur ce marché porteur où à contrario Moderna voit son cours baisser de 30 % depuis une semaine subissant des forts mouvements de vente en faveur de Merck. Une pilule difficile à avaler pourrait-on dire !

Laurent Genoud
Gestion de fortune – Fribourg
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